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Cette rencontre a également été l'occasion de tirer un bilan des travaux effectués par France Télécom Orange de réparation des lignes ces derniers mois. En novembre 2009, l'opérateur a mis à la disposition de toutes les communes une adresse email pour lui signaler les lignes encore à terre et les poteaux cassés suite à Klaus. " Le but était de recréer le lien entre les Maires et France Télécom, explique Jean-Yves Montus, président de l'AML, lien qui avait été rompu après la tempête et qui créait des incompréhension et des frustrations. Dans certaines communes, le téléphone fonctionnait, mais 30 à 40 poteaux étaient à terre. Les réponses de France Télécom ne correspondaient pas à ce qu'on avait sous les yeux et aux problèmes de chacun". Ces six derniers mois, 500 opérations d'amélioration du réseau signalées par les élus ont été menées. 300 poteaux et 40 kms de câble ont été remplacés. France Télécom Orange recevait 20 mails par semaine lors de la mise en place de l'adresse réservée aux maires. Il n'en reçoit plus que deux par semaine, mais s'est engagé à maintenir ce service jusqu'à la fin de l'année.
Le problème de l'élagage
" Il faut réfléchir à comment éviter qu'une telle situation se reproduise, commente le directeur régional de France Télécom Orange, Gérard Krebs. Nos lignes peuvent résister à un vent de 150km/h. Le problème, c'est ce qui tombe dessus!". " La tempête a permis une prise de conscience de la fragilité du réseau et a aussi montré aux élus le problème de l'élagage, sur lequel on avait l'habitude de passer assez vite", complète Jean-Yves Montus. Si les propriétaires ont l'obligation d'élaguer leurs arbres et de ne planter qu'à deux mètres du talus, les faits ont prouvé qu'elle était rarement appliquée. Les maires ne disposent que de procédures lourdes et contraignantes pour obliger les propriétaires à s'exécuter et n'y ont donc que rarement recours. Une proposition de loi déposée au Sénat, qui permettrait de donner aux Communautés de Communes et aux Communes la possibilité d'effectuer les travaux puis de les refacturer au moins partiellement aux propriétaires si elles le souhaitent, pourrait changer la donne. |